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Découpage (chunking) en PNL : passer du général au concret, et inversement

Publié le 28 septembre 2026

Deux collègues travaillant sur un schéma en arborescence dessiné sur une grande feuille

« Il faut qu'on améliore notre communication. » Tout le monde est d'accord, mais personne ne sait par où commencer. À l'inverse, une réunion s'enlise dans des détails techniques, et plus personne ne se souvient de l'objectif. Beaucoup de difficultés de communication, de motivation ou de décision viennent d'un simple problème de niveau : on reste trop dans le général, ou trop dans le détail. La PNL propose un outil très pratique pour naviguer entre les deux : le découpage, souvent appelé chunking.

Qu'est-ce que le chunking ?

Le mot anglais chunk signifie « morceau ». Le chunking désigne la façon dont on découpe l'information en morceaux plus ou moins grands, plus ou moins abstraits.

L'idée s'inspire des travaux du psychologue américain George Miller qui, dans un article célèbre publié en 1956, montrait que notre mémoire à court terme ne peut retenir qu'un nombre limité d'éléments à la fois, et que nous regroupons naturellement l'information en blocs pour la traiter plus facilement.

La PNL a développé cette idée en un outil de communication et de réflexion. Toute idée peut être envisagée à différents niveaux :

  • un niveau plus général et abstrait ;
  • un niveau plus précis et concret ;
  • un niveau équivalent, avec d'autres exemples du même type.

Prenons un exemple : « voiture ».

  • En montant : moyen de transport, puis mobilité, puis liberté.
  • En descendant : une citadine, puis une citadine électrique rouge, puis ma voiture, garée devant chez moi.
  • Latéralement : un vélo, un train, une trottinette.

Monter en abstraction

Monter d'un niveau consiste à passer du particulier au général, du concret au sens. Les questions qui permettent de monter sont :

  • « Pour quoi faire ? »
  • « Qu'est-ce que cela t'apporte ? »
  • « De quoi est-ce un exemple ? »
  • « Quelle est l'intention derrière cela ? »

Monter permet de :

  • retrouver le sens d'une action ou d'un objectif ;
  • trouver des points d'accord lorsque les positions semblent opposées ;
  • découvrir l'intention profonde d'un comportement ;
  • prendre du recul sur une situation.

C'est le mouvement que l'on utilise pour découvrir l'intention positive d'un comportement, en se demandant ce qu'il apporte, puis ce que cela apporte de plus important encore. Découvrez cette démarche dans notre article sur l'intention positive.

Descendre dans les détails

Descendre d'un niveau consiste à passer du général au particulier, de l'abstrait au concret. Les questions qui permettent de descendre sont :

  • « Comment, précisément ? »
  • « Qu'est-ce que cela veut dire concrètement ? »
  • « Par exemple ? »
  • « Quelle serait la première étape ? »

Descendre permet de :

  • rendre une idée concrète et applicable ;
  • passer à l'action en découpant un projet en étapes ;
  • clarifier un discours vague ;
  • vérifier que l'on se comprend vraiment.

C'est le principe du métamodèle, qui aide à préciser les formulations floues. Lisez notre article sur le métamodèle.

Explorer latéralement

Le mouvement latéral consiste à rester au même niveau pour trouver d'autres exemples ou d'autres options :

  • « Quels autres exemples existe-t-il ? »
  • « Quelle autre façon de faire serait possible ? »
  • « Qu'est-ce qui pourrait répondre au même besoin ? »

Il est particulièrement utile pour trouver des alternatives, être créatif et sortir d'une solution unique. En général, on monte d'abord d'un niveau pour identifier le besoin, puis on redescend latéralement vers d'autres options. Par exemple : je veux une voiture (niveau concret) ; pour quoi faire ? pour me déplacer librement (niveau supérieur) ; quelles autres façons de me déplacer librement ? un vélo électrique, l'autopartage, les transports (latéral).

Les applications du chunking

Négocier et résoudre les conflits

Quand deux personnes s'opposent sur une solution concrète, monter d'un niveau permet souvent de trouver un terrain d'entente. Deux associés s'opposent : l'un veut embaucher, l'autre veut investir dans du matériel. En montant, on découvre qu'ils veulent tous les deux développer l'activité. Une fois cet accord trouvé, on peut redescendre ensemble vers la meilleure façon d'y parvenir.

Le même principe aide à apaiser les tiraillements intérieurs, lorsque deux parties de soi semblent vouloir des choses opposées. Lisez notre article sur le conflit intérieur.

Fixer des objectifs

Un objectif trop général, comme « être heureux » ou « réussir », ne dit pas quoi faire. En descendant, on arrive à des objectifs concrets et mesurables. À l'inverse, un objectif très concret, comme « courir trois fois par semaine », gagne à être relié à un niveau supérieur, comme « prendre soin de ma santé pour être en forme avec mes enfants », pour rester motivant. Découvrez la méthode de l'objectif bien formulé.

Sortir de la procrastination

Une tâche que l'on repousse est souvent trop grosse ou trop floue. Descendre jusqu'à une première action très concrète, comme « ouvrir le document et écrire le titre », rend le démarrage beaucoup plus facile. Lisez notre article pour arrêter de procrastiner.

Retrouver la motivation

Quand une tâche paraît ennuyeuse ou lourde, monter d'un niveau rappelle pourquoi on la fait. Remplir des papiers administratifs n'est pas passionnant, mais savoir que cela permet de réaliser un projet qui compte redonne de l'élan.

Communiquer avec chacun

Certaines personnes préfèrent la vue d'ensemble avant les détails ; d'autres ont besoin d'informations précises et concrètes pour comprendre. Ce trait fait partie des métaprogrammes en PNL. En adaptant le niveau de son discours, on se fait mieux comprendre de chacun. Lisez notre article sur les métaprogrammes.

Le chunking dans le langage

Le chunking éclaire aussi deux grands outils de langage de la PNL :

  • le métamodèle utilise surtout des questions qui descendent, pour préciser et clarifier ;
  • le modèle de Milton, inspiré de l'hypnothérapeute Milton Erickson, utilise un langage plus général et évocateur, qui permet à chacun d'y projeter sa propre expérience. Découvrez-le dans notre article sur le modèle de Milton.

Savoir passer de l'un à l'autre est une compétence précieuse, pour les formateurs, les managers, les parents et tous ceux qui ont besoin de communiquer.

Un exercice pour s'entraîner

Choisissez un mot simple, par exemple « vacances ».

  1. Montez trois fois : « Qu'est-ce que les vacances m'apportent ? » Du repos. « Et le repos ? » De l'énergie. « Et l'énergie ? » Du plaisir à vivre.
  2. Descendez trois fois : « Quelles vacances, précisément ? » Un séjour à la mer. « Où ? » En Bretagne. « Quand ? » La deuxième semaine d'août.
  3. Explorez latéralement depuis le niveau « repos » : quelles autres façons de me reposer ? Un week-end sans écran, une journée en forêt, une grasse matinée.

Faites l'exercice avec un de vos objectifs ou un problème qui vous préoccupe. Vous serez surpris des nouvelles perspectives qui apparaissent.

Naviguer entre les niveaux

Le chunking est un outil simple, mais qui change profondément la façon de penser et de communiquer. Monter pour retrouver le sens et l'accord, descendre pour agir et clarifier, explorer latéralement pour trouver de nouvelles options : ces trois mouvements permettent de sortir de nombreuses impasses. Avec un peu de pratique, ils deviennent naturels, et chaque conversation, chaque projet, chaque décision gagne en clarté.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le chunking en PNL ?

C'est la façon de découper l'information à différents niveaux : monter vers le général et le sens, descendre vers le concret et les détails, ou explorer latéralement d'autres exemples au même niveau.

Quelles questions permettent de monter ou de descendre ?

Pour monter : « Pour quoi faire ? », « Qu'est-ce que cela t'apporte ? ». Pour descendre : « Comment, précisément ? », « Par exemple ? ». Pour explorer latéralement : « Quelle autre option serait possible ? ».

À quoi sert le chunking au quotidien ?

Il aide à trouver des terrains d'entente dans une négociation, à transformer un objectif vague en actions concrètes, à retrouver la motivation, à sortir de la procrastination et à adapter sa communication à chacun.

Quel est le lien entre le chunking et le métamodèle ?

Le métamodèle utilise surtout des questions qui descendent dans les détails, pour préciser et clarifier un discours vague. Le modèle de Milton, à l'inverse, utilise un langage plus général et évocateur.

Cet article a une vocation informative et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

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